La plupart des commerçants ne vivent jamais de braquage, et c'est une bonne nouvelle. La mauvaise, c'est que ceux qui en vivent un y sont presque toujours mal préparés : à une heure ordinaire de la soirée, seuls derrière le comptoir, avec la recette de toute la journée dans la caisse. À ce moment-là, ce qui compte n'est pas le courage de chacun, mais ce que le magasin a réfléchi à l'avance.
L'essentiel de la sécurité d'un magasin est une routine ennuyeuse. Combien d'argent reste dans le tiroir, quand le reste va au coffre, qui ferme et dans quel ordre, à qui le vendeur envoie un message en rentrant chez lui. Ces petites règles n'ont rien de spectaculaire, mais ce sont précisément elles qui réduisent le risque — et qui apportent la tranquillité d'esprit à celui qui se tient seul au comptoir le soir.
Cet article porte sur la sécurité des personnes et de l'argent. Le vol à l'étalage et les pertes de stock ont leur propre article (Vol à l'étalage et démarque), tout comme le comptage de caisse après la fermeture (Clôture de poste et comptage de caisse), et les tâches quotidiennes d'ouverture et de fermeture sont traitées dans l'article sur la routine quotidienne du magasin — ici, ces sujets n'apparaissent que dans la mesure où ils touchent à la sécurité.
Combien d'espèces garder dans la caisse
Les braqueurs choisissent de préférence le magasin où ils s'attendent à beaucoup d'argent et à peu de résistance. Résister n'est pas votre rôle — mais la quantité d'argent, c'est vous qui en décidez. La mesure de sécurité la moins chère qui soit : ne jamais garder dans la caisse beaucoup plus d'espèces qu'il n'en faut pour rendre la monnaie.
Il faut pour cela un plafond, un plafond de caisse. Il n'a pas besoin d'être précis : un bon point de départ est le fonds de caisse du matin plus environ une ou deux heures moyennes de recettes en espèces. Quand il s'en accumule davantage dans le tiroir, l'excédent va au coffre. C'est ce qu'on appelle un prélèvement.
| Où se trouve l'argent | Combien | Pourquoi |
|---|---|---|
| Dans le tiroir-caisse | Le fonds de caisse et au plus une ou deux heures moyennes de recettes en espèces | En cas de braquage ou de tiroir resté ouvert, seul ce montant est en jeu |
| Sous le comptoir, dans une boîte ou une enveloppe | Rien | L'argent « que je pose là juste une minute » est celui que tout le monde connaît et que personne n'enregistre |
| Au coffre pendant la journée | L'excédent prélevé, dans une enveloppe fermée et étiquetée | On ne peut pas l'atteindre depuis le comptoir, et l'enveloppe indique quand et combien a été prélevé |
| Dans les locaux pendant la nuit | Uniquement le fonds de caisse du lendemain, au coffre | Un cambriolage nocturne ne doit pas mettre en danger la recette de toute la journée |
| En chemin vers la banque | Autant que nécessaire, de préférence en montants plus petits et plus fréquents | Plus le montant est petit, moins il attire et plus la perte est faible |
- Écrivez le plafond de caisse sous le comptoir, sur la face intérieure, là où seul le personnel le voit — et dites-le aussi à voix haute pendant la formation.
- L'argent prélevé va dans une enveloppe fermée portant la date, l'heure, le montant et les initiales. Un bon avec les mêmes informations va dans le tiroir, pour que le comptage tombe juste à la fermeture.
- Ne faites pas de prélèvement devant les clients. Faites-le à un moment calme, dos à la porte, ou dans l'arrière-boutique.
- Ne gardez pas les grosses coupures à l'avant du tiroir. Ce qui est sous le casier ou au coffre ne se voit pas d'un coup d'œil.
- Vos recettes horaires montrent quand rentre le plus d'argent. Faites le prélèvement juste après l'heure de pointe, pas une seule fois avant la fermeture.
Le trajet de l'argent : coffre, comptage, banque
L'argent va de la caisse au coffre, et du coffre à la banque. À chaque étape, les deux mêmes questions se posent : qui peut le voir, et qui peut savoir à l'avance quand cela se passe ? Moins il y a de monde et moins c'est prévisible, mieux c'est.
- Fixez le coffre au mur ou au sol, et gardez-le hors de vue de la surface de vente. Un coffre avec une fente de dépôt permet d'y glisser de l'argent dans la journée sans que le vendeur ait à l'ouvrir.
- Si vous le pouvez, faites en sorte que le vendeur ne puisse pas ouvrir le coffre. Vous pouvez même l'afficher au comptoir — celui qui sait que le personnel n'y a pas accès n'a aucune raison de l'exiger.
- Ne comptez jamais l'argent devant la vitrine, sur le comptoir ou près d'une porte ouverte. Le comptage se fait dans l'arrière-boutique ou sur une partie du comptoir invisible de l'extérieur.
- Variez l'heure et l'itinéraire de vos dépôts à la banque. Celui qui part chaque jour à la même heure avec le même sac a une habitude qu'on peut apprendre en une semaine.
- Ne transportez pas de grosses sommes seul ni dans un sac voyant. Si vous manipulez régulièrement beaucoup d'espèces, demandez à votre banque ou à une société de transport de fonds quelles solutions existent près de chez vous.
- Celui qui emporte l'argent ne doit pas en parler dans le magasin, ni demander à voix haute à un collègue s'il faut « emporter la recette maintenant ».

Fermer en sécurité
La fermeture est le quart d'heure le plus risqué de la journée. Il y a peu de clients, il fait nuit, la recette de la journée est dans la caisse et tout le monde veut rentrer. Un ordre fixe aide à empêcher la précipitation de prendre le pas sur le bon sens.
- 11. Qui ferme, et qui est au courantLe planning doit indiquer clairement qui ferme ce jour-là, et si possible, soyez deux. Si une seule personne ferme, le patron ou une personne de confiance sait quand attendre le message disant qu'elle est partie sans encombre.
- 22. Le dernier quart d'heure : une rondeAvant de fermer, parcourez le magasin, les toilettes et la réserve pour vérifier que personne n'est resté à l'intérieur. Surveillez aussi la rue : si quelqu'un traîne longtemps près de l'entrée, ne vous pressez pas de sortir seul.
- 33. D'abord la porte, ensuite l'argentFermez l'entrée à clé, retournez la pancarte, et seulement ensuite touchez à la caisse. Ne comptez jamais l'argent porte ouverte, ni en vous disant que « de toute façon, c'est presque fini ».
- 44. Comptez à l'abri des regardsEmportez le tiroir dans l'arrière-boutique, ou comptez sur une partie du comptoir invisible de l'extérieur. C'est là que vous clôturez le poste et faites le comptage de caisse ; tout ce qui n'est pas nécessaire au fonds de caisse du lendemain va au coffre.
- 55. La caisse vide et ouverteBeaucoup de magasins laissent la caisse vide, tiroir ouvert, pendant la nuit, pour qu'un cambrioleur voie qu'il n'y a pas d'argent. Si votre caisse le permet, c'est une habitude bon marché et efficace.
- 66. Le départ et le messageAvant de sortir, jetez un œil dans la rue. Activez l'alarme, fermez à clé et partez par votre itinéraire habituel, bien éclairé. De chez vous ou de la voiture, envoyez un court message : « Fermé, tout va bien. »
Le comptage de caisse à la fermeture a aussi un intérêt pour la sécurité. Si vous savez combien d'espèces il devrait y avoir dans le tiroir, vous voyez tout de suite quand quelque chose cloche — et vous n'avez pas à rester assis au milieu du magasin à dix heures du soir à chercher où est passée une enveloppe.
Seul dans le magasin
Dans la plupart des petits commerces, le poste du soir ou du week-end est assuré par une seule personne. Ce n'est pas un problème en soi, mais celui qui travaille seul a besoin d'autres règles que celui dont le collègue est à portée de voix.
- Le téléphone doit être chargé et à portée de main — pas dans la poche d'un manteau dans la réserve.
- Il faut un moyen de donner l'alerte accessible discrètement — un bouton sous le comptoir, une alarme portative ou un signal convenu par téléphone. Lequel exactement, cela vaut la peine d'en discuter avec un prestataire de sécurité ou la police locale.
- Ayez une connaissance à côté : un autre magasin, un café ou un voisin vers qui vous tourner, qui sait que vous êtes seul le soir.
- Ayez un message « tout va bien » fixe : un court message au patron ou à une personne de confiance au milieu du poste et après la fermeture. Si le message n'arrive pas dans le délai convenu, ils appellent — et si vous ne répondez pas, ils savent quoi faire.
- Ne sortez pas seul les poubelles dans une arrière-cour sombre, et n'ouvrez pas la porte après la fermeture à quelqu'un que vous n'attendez pas — même s'il lui faut « juste une chose ».
- Si quelque chose vous semble anormal, vous avez le droit de fermer plus tôt ou d'appeler quelqu'un et de rester en ligne avec lui. Le patron doit le dire à l'avance, pour que le vendeur ne le vive pas comme un échec.

Visibilité, éclairage, attention
Ceux qui ont de mauvaises intentions n'aiment pas être vus. Un magasin lumineux, où l'on voit facilement de l'extérieur, et où le vendeur lève les yeux vers chaque personne qui entre, est une cible moins attirante qu'une pièce sombre à la vitrine couverte d'affiches. Les mêmes principes aident contre le vol à l'étalage ; nous avons traité en détail les caméras et les lignes de vue dans l'article sur le vol à l'étalage.
- Ne couvrez pas la vitrine d'affiches et n'y empilez pas la marchandise jusqu'en haut. Le comptoir et le vendeur doivent être visibles de l'extérieur — pour qu'un passant ou une patrouille puisse remarquer que quelque chose ne va pas.
- Le comptoir doit être bien éclairé, avec une vue sur l'entrée et les allées. Un miroir convexe aide beaucoup là où c'est nécessaire.
- Il faut aussi de la lumière autour de l'entrée et de la porte de derrière. Gardez la porte de derrière toujours fermée à clé — ne la calez pas ouverte avec un carton pour aérer.
- Une caméra dissuade et aide après coup, mais elle ne vous protégera pas pendant un braquage. Rendez-la bien visible, et si un panneau est obligatoire, affichez-le.
- Une clochette au-dessus de la porte ou un simple carillon vous signale quand quelqu'un entre pendant que vous êtes dans la réserve.
Signes suspects et réponse calme
Un comportement étrange ne signifie généralement rien. Un client nerveux ou quelqu'un qui flâne sans but n'est pas un braqueur. Le but n'est pas la méfiance mais l'attention : celui qui voit qu'on l'a remarqué y réfléchit souvent à deux fois.
| Ce que vous voyez | Ce que cela peut signifier | Réponse calme |
|---|---|---|
| Quelqu'un entre plusieurs fois, n'achète rien et observe la caisse et les sorties | Du repérage — ou simplement un client hésitant | Saluez-le et adressez-lui la parole : « Je peux vous aider ? » Regardez-le, pour qu'il voie que vous l'avez remarqué. |
| Quelqu'un attend dehors que le magasin se vide | Il attend que vous soyez seul | Appelez quelqu'un et restez en ligne ; si c'est l'heure de fermer, ne sortez pas seul |
| Visage couvert de façon inhabituelle, mains gardées dans les poches | Il ne veut pas être reconnu | Restez derrière le comptoir, soyez poli, gardez votre téléphone ou votre alarme à portée de main |
| Il paie avec une grosse coupure et regarde le tiroir ouvert | Il veut savoir combien d'argent vous avez | Ne montrez pas ce qu'il y a dans le tiroir ; si vous n'avez pas assez de monnaie, dites que vous ne pouvez pas la rendre |
| On frappe après la fermeture pour demander avec insistance « juste une chose » | Le but est de faire ouvrir la porte | Dites poliment à travers la vitre que c'est fermé ; n'ouvrez pas la porte |
Pendant un braquage : à faire et à ne pas faire
Espérons que vous n'aurez jamais besoin de cette partie. Mais si c'est le cas, vous n'aurez pas le temps d'y réfléchir — c'est pour cela que vous en avez besoin maintenant. Il y a une seule règle, et tout le reste en découle : la vie et l'intégrité physique passent avant l'argent. L'argent se remplace ; l'assureur ou le magasin l'absorbera. Une blessure ou une vie ne se remplacent pas.
| À faire | À ne pas faire |
|---|---|
| Restez calme, bougez lentement, gardez les mains visibles | Ne vous précipitez pas, et ne mettez pas brusquement la main sous le comptoir, dans votre poche ou sur votre téléphone |
| Faites ce qu'il demande et remettez l'argent | Ne discutez pas, ne marchandez pas, ne gardez pas d'argent et ne dites pas qu'il n'y en a pas |
| Annoncez à l'avance ce que vous allez faire : « J'ouvre le tiroir maintenant. » | Ne le surprenez pas par un mouvement inattendu |
| Si c'est sans danger, retenez quelques signes : taille, voix, vêtements, un détail marquant | Ne fixez pas son visage, et ne dites pas que vous le reconnaîtrez |
| S'il y a une alarme silencieuse et que vous pouvez l'atteindre discrètement, utilisez-la | Ne déclenchez pas d'alarme visible et ne criez pas à l'aide tant qu'il est à l'intérieur |
| Laissez-le partir, et notez dans quelle direction il s'en va si vous le voyez par la vitrine | Ne le suivez pas, ne bloquez pas la porte, ne prenez pas de photos et n'essayez pas de l'arrêter |
| S'il y a un client dans le magasin, aidez-le à rester calme ; votre sang-froid l'aide aussi | N'impliquez personne, et ne demandez pas d'aide à un client |
„En cas de braquage, la bonne issue n'est pas que l'argent ait été sauvé, mais que tout le monde rentre chez soi ce soir-là.”
Le patron doit le dire à l'avance et clairement : « Si quelqu'un exige de l'argent, donnez-le. Personne ne vous en tiendra responsable. » Les vendeurs résistent souvent parce qu'ils craignent qu'on leur reproche le manque. Sans cette peur, l'instinct va dans une meilleure direction.
Après un braquage
Une fois le braqueur parti, beaucoup de choses se passent en même temps dans les premières minutes, et la plupart des gens tremblent, sont désorientés ou en larmes. C'est normal. Un ordre court, connu à l'avance, aide à ne pas oublier l'essentiel.
- Fermez l'entrée à clé si vous pouvez le faire sans danger, et ne laissez entrer personne à part les autorités.
- Vérifiez si quelqu'un est blessé. Si c'est le cas, appelez d'abord une ambulance.
- Appelez la police au numéro d'urgence local, même si la perte est faible. Dites-lui dans quelle direction le braqueur est parti et à quoi il ressemblait.
- Ne touchez à rien de ce que le braqueur a touché : le comptoir, la poignée de porte, un objet laissé sur place. Laissez les lieux intacts jusqu'à ce que les autorités les aient vus.
- Chaque témoin doit noter ce dont il se souvient, séparément et tout de suite — avant d'en parler avec les autres. Les souvenirs partagés brouillent les détails.
- Demandez aux clients qui étaient à l'intérieur de rester, ou au moins de laisser leurs coordonnées.
- Prévenez le patron et, plus tard, l'assureur. Ne comptez la caisse que lorsque les autorités l'autorisent ; le comptage de fermeture vous indiquera le manque.
- Ne rouvrez pas le magasin ce jour-là. Aucune recette ne vaut plus que de laisser rentrer chez elle la personne concernée.
Après un braquage, le plus important est le salarié. Même sans la moindre égratignure, une telle expérience peut marquer quelqu'un pendant des jours ou des semaines : troubles du sommeil, angoisse au son du carillon de la porte, peur du poste du soir. Parlez-lui le jour même, ne lui reprochez rien, donnez-lui au moins un jour de repos, et les premiers jours, ne le mettez pas seul sur un poste du soir. Si les symptômes ne s'atténuent pas, il vaut la peine de chercher une aide professionnelle — à beaucoup d'endroits, un service d'aide aux victimes ou l'assureur peut y contribuer.
Moins d'espèces, moins de risque
L'argent attire les ennuis ; moins d'argent en attire moins. Chaque paiement par carte est un paiement dont le montant ne dort pas dans le tiroir en attendant la fermeture. Ce n'est pas une raison pour refuser les espèces — beaucoup de clients y tiennent, et un client refoulé est aussi une perte. Mais c'est une bonne raison de rendre le paiement par carte pratique et visible : un terminal qui fonctionne, un panneau à l'entrée, et pas de montant minimum.
Ce que coûtent vraiment la carte et les espèces fait l'objet d'un article à part (Carte ou espèces ?). Du point de vue de la sécurité, une seule chose compte : plus la part des paiements par carte est élevée, plus le plafond de caisse est bas, moins vous devez aller à la banque, et moins un braquage rapporte. La clôture de chaque poste et un découpage horaire — dans un cahier ou dans une application comme Boltom App — montrent combien d'espèces s'accumulent à quelle heure, et donc quand il vaut la peine de faire un prélèvement.
Formation
La meilleure règle ne vaut rien si elle n'existe que dans la tête du patron. Chaque nouveau vendeur doit connaître les bases de la sécurité dès sa première semaine — pas sur une feuille de papier, mais debout derrière le comptoir, à sa propre place.
- Dites à voix haute la règle unique : en cas de braquage, il remet l'argent, et personne ne le lui reprochera.
- Montrez-lui le plafond de caisse, le fonctionnement du prélèvement et l'enveloppe. Faites-le-lui faire une fois avec vous.
- Montrez-lui l'alarme, les numéros de téléphone et le voisin vers qui il peut se tourner.
- Faites la fermeture ensemble, de la porte jusqu'au message « tout va bien ».
- Parcourez le tableau « à faire et à ne pas faire ». Pas besoin d'exercice ; il suffit de dire une fois à voix haute ce qu'il ferait.
- Une fois par an, ou dès que quelque chose change, revoyez-le aussi avec le personnel en place depuis longtemps. Une règle que personne ne répète s'oublie.

Erreurs courantes
| Erreur | Pourquoi c'est important | Comment l'éviter |
|---|---|---|
| La recette de toute la journée reste dans le tiroir jusqu'à la fermeture | En cas de braquage ou de moment d'inattention, tout l'argent de la journée est en jeu | Un plafond de caisse et des prélèvements après les heures de pointe |
| Compter sur le comptoir, porte ouverte | De l'extérieur, n'importe qui voit combien il y a, et n'importe qui peut entrer | D'abord la porte, ensuite l'argent ; compter à l'abri des regards |
| Aller toujours à la banque à la même heure avec le même sac | L'habitude peut être observée et exploitée | Des heures et des itinéraires variables, un sac discret |
| Une vitrine couverte d'affiches | De l'extérieur, personne ne voit ce qui se passe au comptoir | Une vitre dégagée, un comptoir bien éclairé |
| Le vendeur craint qu'on lui reproche le manque | Cela pousse à résister, ce qui peut être fatal | Le patron le dit à l'avance : donnez-le, personne ne vous en tiendra responsable |
| Rouvrir juste après un braquage | Le salarié n'a pas le temps de se remettre, et les lieux ne sont pas préservés | Fermé pour la journée, avec un jour de repos et du soutien pour le salarié |

Checklist
- Y a-t-il un plafond de caisse écrit, et chaque vendeur le connaît-il ?
- Les prélèvements ont-ils lieu après les heures de pointe, avec une enveloppe et un bon ?
- Le coffre est-il fixé et hors de vue ?
- Comptez-vous l'argent à l'abri des regards, porte fermée à clé ?
- L'heure et l'itinéraire des dépôts à la banque varient-ils ?
- Y a-t-il un ordre de fermeture fixe, et tout le monde sait-il qui ferme ce jour-là ?
- Celui qui travaille seul a-t-il un téléphone, un moyen de donner l'alerte et un message « tout va bien » convenu ?
- La vitrine est-elle dégagée, le comptoir et l'entrée sont-ils bien éclairés, et la porte de derrière est-elle fermée à clé ?
- Chaque membre du personnel connaît-il la règle unique et le tableau « à faire et à ne pas faire » ?
- Tout le monde sait-il quoi faire après un braquage, et où se trouve le numéro d'urgence ?
Résumé
- En cas de braquage, la vie et l'intégrité physique passent avant l'argent : remettez ce qui est exigé, ne résistez pas, ne suivez pas le braqueur.
- Ne gardez dans la caisse que le fonds de caisse et une ou deux heures de recettes ; prélevez l'excédent dans une enveloppe et mettez-le au coffre.
- Comptez l'argent à l'abri des regards, porte fermée à clé, et variez l'heure et l'itinéraire de vos dépôts à la banque.
- La fermeture demande un ordre fixe : ronde, porte, argent, coffre, alarme, message « tout va bien ».
- Celui qui travaille seul a besoin d'un téléphone, d'un moyen de donner l'alerte, d'un voisin qu'il connaît et d'un message convenu.
- Après un braquage : fermez à clé, appelez le numéro d'urgence, ne touchez à rien sur les lieux, prenez des notes séparément — et apportez au salarié du soutien et un jour de repos.
Questions fréquentes
Que faire si mon magasin est braqué ?
Restez calme, bougez lentement et remettez ce qui est exigé — la vie et l'intégrité physique passent avant l'argent. Annoncez à l'avance ce que vous allez faire, ne tendez brusquement la main vers rien, et ne discutez pas. Si c'est sans danger, retenez quelques signes, mais ne fixez pas son visage. Une fois qu'il est parti, fermez la porte à clé et appelez la police ; ne le suivez pas et n'essayez pas de l'arrêter.
Faut-il parfois résister à un braqueur ?
Ce n'est pas recommandé, et la plupart des conseils de la police le déconseillent expressément. Un braqueur est souvent nerveux et imprévisible, et il peut avoir une arme que vous ne voyez pas. Une lutte finit rarement bien, alors que l'argent se remplace. C'est au patron de le dire à l'avance, pour que le personnel ne se sente pas obligé de protéger l'argent.
Combien d'espèces faut-il avoir dans la caisse ?
Ce qu'il vous faut strictement pour rendre la monnaie, et pas beaucoup plus. Un bon point de départ est le fonds de caisse du matin plus environ une ou deux heures moyennes de recettes en espèces. Tout ce qui s'accumule au-delà doit être prélevé dans une enveloppe fermée et mis au coffre. Fixez le plafond exact d'après vos propres recettes et les conditions de votre assureur.
Qu'est-ce qu'un prélèvement, et comment le faire ?
Le prélèvement consiste à retirer du tiroir, pendant la journée, les espèces au-delà du plafond de caisse pour les mettre au coffre. Écrivez la date, l'heure, le montant et vos initiales sur une enveloppe fermée, et mettez dans le tiroir un bon avec les mêmes informations. Ainsi, le comptage de caisse tombe toujours juste à la fermeture. Ne le faites pas devant les clients — faites-le à un moment calme ou dans l'arrière-boutique.
Comment porter les espèces à la banque en sécurité ?
Variez l'heure et l'itinéraire, et n'utilisez pas de sac voyant. Évitez de transporter seul de grosses sommes, et n'en parlez pas dans le magasin. Mieux vaut porter souvent de petits montants que rarement de gros montants. Si vous manipulez régulièrement beaucoup d'espèces, demandez à votre banque ou à une société de transport de fonds quelles solutions existent près de chez vous.
À quoi faire attention quand on travaille seul le soir ?
Gardez un téléphone chargé à portée de main, et ayez un moyen de donner l'alerte que vous pouvez atteindre discrètement. Un magasin ou un voisin d'à côté doit savoir que vous êtes seul le soir, et vous devez avoir convenu avec le patron d'un message « tout va bien » après la fermeture. Après la fermeture, n'ouvrez la porte à personne que vous n'attendez pas, et ne sortez pas seul les poubelles dans une cour sombre. Si quelque chose vous semble anormal, vous avez le droit de fermer plus tôt ou de rester en ligne avec quelqu'un.
Quel est le bon ordre pour fermer ?
D'abord une ronde dans le magasin, les toilettes et la réserve, puis fermez la porte à clé, et seulement ensuite touchez à l'argent. Comptez à l'abri des regards, mettez l'excédent au coffre, et si possible laissez la caisse vide, tiroir ouvert. Avant de partir, jetez un œil dans la rue, activez l'alarme et empruntez un itinéraire familier et bien éclairé. Envoyez de chez vous un court message pour dire que tout va bien.
Que faire juste après un braquage ?
Fermez la porte à clé, vérifiez si quelqu'un est blessé et appelez une ambulance si nécessaire, puis la police. Ne touchez à rien de ce que le braqueur a touché, et ne rangez pas. Chaque témoin doit noter séparément ce dont il se souvient, avant d'en discuter avec les autres. Ne rouvrez pas le magasin ce jour-là, et prévenez le patron et l'assureur.
Comment soutenir un salarié victime d'un braquage ?
Parlez-lui le jour même, et dites-lui clairement qu'il a bien agi et que vous ne lui reprochez rien. Donnez-lui au moins un jour de repos, et pendant un temps, ne le mettez pas seul sur un poste du soir. Soyez attentif aux signes : troubles du sommeil, angoisse, peur du carillon de la porte. S'ils ne s'atténuent pas, aidez-le à chercher un soutien professionnel — à beaucoup d'endroits, un service d'aide aux victimes ou l'assureur peut y contribuer.
Une caméra aide-t-elle contre les braquages ?
Une caméra bien visible peut dissuader et aider l'enquête après coup, mais elle ne vous protégera pas pendant un braquage. Bien plus précieux : peu d'espèces dans la caisse, une vitrine dégagée et un vendeur qui lève les yeux vers chaque personne qui entre. La vidéosurveillance est soumise à des règles qui varient selon les pays, par exemple sur l'affichage et la durée de conservation des enregistrements. Nous traitons plus en détail les caméras et les lignes de vue dans notre article sur le vol à l'étalage.
Le paiement par carte réduit-il le risque ?
Oui, indirectement : chaque paiement par carte est un paiement dont le montant ne dort pas dans le tiroir en attendant la fermeture. Plus la part des paiements par carte est élevée, plus votre plafond de caisse peut être bas, et moins vous devez aller à la banque. Cela ne veut pas dire refuser les espèces, car beaucoup de clients y tiennent. Mais il vaut la peine de rendre le paiement par carte pratique et visible.
Boltom App donne-t-elle l'alerte ou protège-t-elle le magasin ?
Non. Boltom App n'est pas un système de sécurité : elle ne donne pas l'alerte, ne gère pas de coffre-fort et n'appelle pas à l'aide. Là où elle aide : la clôture de poste et le comptage de caisse vous indiquent combien d'espèces il devrait y avoir dans le tiroir, et le découpage horaire montre quand rentre le plus d'argent — autrement dit, quand il vaut la peine de faire un prélèvement. Les pages sensibles peuvent être verrouillées par code PIN, et la journée est visible en temps réel sur plusieurs appareils : le patron voit à distance que la fermeture a été faite.
Dites le nom du produit, et il est sur la caisse.
Boltom App vous décharge du travail derrière le comptoir. Vous trouvez un produit en regardant sa photo ou en prononçant son nom — sans code, sans bout de papier. Ce qui quitte le rayon ou part à la poubelle est enregistré sur place, pas dans un cahier. L'application travaille à côté de votre caisse actuelle, pas à sa place.
- Code rapide avec photo — ou dites le nom du produit, la caisse le trouve.
- Consommation du personnel en trois touches, au nom de la personne.
- Pertes du jour avec leur motif : périmé, cassé, invendable — totalisées en argent.
Sans carte bancaire · 2 minutes




